« Ils veulent que ce soit un lieu de lutte mais pas un lieu suroccupé. »
Au 9 rue Clavel, des militants s’agglutinent derrière les barrières du lycée Jean Jaurès. Une femme distribue des fleurs. D’autres font passer de la nourriture. Pour rentrer ou sortir, il faut grimper à travers les grilles. Depuis hier soir, une centaine de migrants et de bénévoles occupent le bâtiment pour faire entendre leurs revendications.
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Logement et papiers
Romain du collectif United Migrants explique que les migrants se sont réunis entre eux « épaulés par le collectif Chapelle Debout » pour clarifier leurs demandes : un toit et accélérer les demandes d’asile. « Ils veulent que ce soit un lieu de lutte mais pas un lieu suroccupé. » Les militants tiennent à expliquer que le lieu est vaste et que l’idée n’est pas de le remplir, pour éviter les débordements.
Dans un communiqué, La Chapelle Debout explique occuper le lycée désaffecté « pour offrir un toit aux réfugiés qu’on laisse dormir sous les ponts ou les porches des immeubles des quartiers populaires. »
« Pas une terre de pagaille »
Je condamne l'occupation illégale du lycée Jean Jaurès en travaux, j'ai demandé l'évacuation immédiate des lieux par la préfecture de police
— Valérie Pécresse (@vpecresse) April 22, 2016
Valérie Pecresse, présidente de la région Île-de-France s’est opposée à l’occupation. Dans un communiqué, le préfet Jean-François Carenco, a également dénoncé l’initiative précisant que « la France est une terre d’asile mais pas une terre de pagaille ». Le maire PS du 19ème, François Dagnaud a quand à lui affirmé que « les jeunes Parisiens ont besoin de ce lycée » sur Twitter. Le lycée désaffecté serait en travaux, pourtant Streetpress affirme qu’il est vide depuis plusieurs années.
Les réfugiés sont encore environ 400 à s’entasser dans des conditions déplorables sous le métro aérien de Stalingrad.
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